Vœu relatif à la demande d’aide d’urgence aux populations des communautés amérindiennes en Guyane Française

Sans titre (11)

déposé par Fatoumata KONÉ, Antoinette GUHL, Nour DURAND-RAUCHER et les élu·e·s du Groupe Écologiste de Paris (GEP)

Considérant la pandémie de covid-19 qui s’est propagée dans le monde entier depuis décembre 2019 ;

Considérant que plusieurs peuples autochtones vivent dans la forêt amazonienne de la Guyane Française ;

Considérant que les populations amérindiennes de Guyane Française ont particulièrement été touchées par la pandémie de covid-19 ;

Considérant qu’en mai 2021,  pour faire face à la troisième vague de contagion, la Guyane a dû prendre des mesures de restriction sanitaires aux conséquences socio-économiques lourdes : confinement de la population, fermeture des écoles et autre lieux d’éducation, suspension des interactions avec  les peuples autochtones contraints à l’isolements ; 

Considérant que le virus reste très présent sur le territoire et les difficultés persistantes d’accès aux soins pour les populations amérindiennes de Guyane Française, notamment dans la région du Haut-Oyapock où résident des populations Teko, Wayampi et Wayana, dans les communes de Maripassoula et Camopi qui ne comptent qu’un médecin pour une vingtaine de villages, et où l’accès aux médicaments est impossible du fait des frais de transport fluvial trop coûteux pour  et des procédures administratives inadaptées aux réalités locales ;

Considérant que la santé des populations amérindiennes de Guyane Française est déjà fragilisée par l’empoisonnement de l’eau et des poissons causés par l’orpaillage illégal et l’usage intensif de mercure, qui contamine les fleuves, et provoquent des maladies de peau et des malformations chez ces populations ;

Considérant que cette crise sanitaire et environnementale subi par les populations amérindiennes de Guyane Française a été aggravée par une crise humanitaire liée à de très fortes inondations depuis fin avril 2021 ;

Considérant que l’arrivée de la saison des pluies et la montée des fleuves a inondé tout l’ouest de la région, en balayant des villages, des cultures et en détruisant au passage d’importantes connexions routières ;

Considérant que les populations rurales affectées n’ont plus d’eau potable, d’électricité, ni d’accès aux besoins de premières nécessités ;

Considérant que la Ville de Paris a pour tradition de répondre aux besoins d’aide humanitaire en direction de population fragile et démunie ainsi que d’alerter sur leur situation ;

Considérant notamment les délibérations SG 33 adoptée en avril 2003, MA 144 et 146 adoptées en décembre 2004, CABMA 11 adoptée en avril 2010, CABMA 23 adoptée en juillet 2011, CABMA 1 adoptée en avril 2014, SG 46 adoptée en septembre 2017 relatives à des aides exceptionnelles attribuées à des territoires français suite à des catastrophes naturelles et sanitaires ;

Considérant qu’il apparaît déterminant pour la Ville de Paris d’apporter un soutien aux populations des communautés amérindiennes en Guyane Française ;

Sur proposition de Fatoumata KONÉ, Antoinette GUHL, Nour DURAND-RAUCHER et des élu·e·s du Groupe Écologiste de Paris, le Conseil de Paris émet le vœu que la Ville de Paris apporte une aide d’un montant de 100.000€ aux populations des communautés amérindiennes en Guyane française pour développer l’accès au soin sur place et renforcer la résilience des communautés amérindiennes de Guyane Française face aux crises sanitaires, en particulier celle du covid-19. 

Cette aide permettra entre autres de distribuer des équipements de protection sanitaire  (masques et gel hydroalcoolique), de promouvoir des campagnes de sensibilisation en faveur de la vaccination, de permettre l’approvisionnement en médicaments de première nécessité ou encore de renforcer la sécurité alimentaire des populations.

Groupe écologiste de Paris - GEP

Le Groupe Écologiste de paris

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