Vœu relatif aux conditions sanitaires permettant un retour durable dans les établissements scolaires

Sans titre (6)

déposé par Fatoumata KONÉ, Emmanuelle RIVIER, Raphaëlle RÉMY-LELEU, Chloé SAGASPE et les élu.e.s du Groupe Écologiste de Paris (GEP), Nathalie MAQUOI et les élu.e.s du groupe Génération.s

Considérant la propagation du virus Covid-19 dans le monde depuis décembre 2019 et la crise sanitaire qu’il continue d’engendrer ;

Considérant le caractère global de cette crise sanitaire dont les conséquences en termes de santé publique, mais aussi sociaux et économiques, touchent tous les États du monde ;

Considérant les bouleversements profonds du quotidien engendrés par les différents décrets qui se sont succédés depuis le début de la crise sanitaire et la grande capacité d’adaptation et de résilience que les citoyen·ne·s ont dû mobiliser malgré les évolutions rapides et parfois contradictoires des consignes sanitaires ;

Considérant les annonces faites par le Président le 31 mars 2021 avec la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois à quatre semaines en France, soit une rentrée en présentiel programmée au 26 avril pour les élèves de maternelle/élémentaire et au 3 mai en demi-jauge pour les collégien·ne·s et lycéen·ne·s ;

Considérant les annonces faites par le Président le 23 mars 2021 qui concernaient  des campagnes vaccinales ciblées pour les enseignant·e·s dès mi-avril ;

Considérant qu’il ne peut exister de dispositif de surveillance et de protection efficace dans les établissements scolaires sans tester massivement et régulièrement les élèves, les professionnel·le·s de l’Éducation Nationale et ceux de la Ville de Paris (animateur·trice·s ; personnel administratif ; agent·e·s de cantine et de nettoyage) ;

Considérant que tout·e·s les spécialistes de l’enfance s’accordent sur le fait que les enfants ont besoin d’apprendre, de se sociabiliser, d’avoir des perspectives pour leur apprentissage scolaire, leur développement et leur santé mentale ;

Considérant l’importance du respect des consignes et des mesures sanitaires pour freiner la propagation du virus et garantir la continuité de l’enseignement ;

Considérant que les tests salivaires ont un meilleur taux d’acceptation par les élèves et leurs parents que les tests naso-pharyngés, et que celui-ci peut être amélioré par une campagne d’information lors de la demande de consentement aux parents ;

Considérant que seuls les tests PCR (naso-pharyngés ou salivaires) peuvent donner lieu à un criblage pour détecter les variantes du virus dépisté ;

Considérant que les tests salivaires sont réservés aux élèves du premier degré ;

Sur proposition de Fatoumata KONÉ, Emmanuelle RIVIER, Raphaëlle RÉMY-LELEU, Chloé SAGASPE et les élu·e·s du Groupe Écologiste de Paris (GEP), de Nathalie MAQUOI et des élu.e.s du groupe Génération.s, le Conseil de Paris émet le vœu que la Ville de Paris :

  • interpelle le Gouvernement pour que :
    • la vaccination des personnels  éducatifs débute effectivement mi-avril  en priorisant les enseignant·e·s de maternelle et élémentaire pour qu’elles et ils puissent reprendre le chemin de l’école le 26 avril en ayant reçu leur 1ère dose, puis celles et ceux des collèges et lycées pour une première vaccination avant le 3 mai 2021 ;
    • soient déployés de façon massive et régulière les tests salivaires dans tous les établissements scolaires, et des campagnes régulières de tests rapides dans les collèges et les lycées ;
    • un décret autorisant la licence obligatoire ou d’office afin de permettre d’augmenter la capacité de production de vaccins dans le monde soit publié.
  • s’engage elle-même à :
    • organiser des créneaux de vaccination dédiés aux professionnel·le·s de l’Éducation Nationale afin de faciliter leur prise de rendez-vous et leur accès à la vaccination ;
    • renforcer son action auprès du rectorat pour que les protocoles sanitaires soient clarifiés afin de s’assurer de leur bonne application dans l’ensemble des établissements scolaires ;
    • renforcer son action auprès du rectorat pour s’assurer de l’application stricte des mesures sanitaires dans l’ensemble des établissements scolaires ;
    • généraliser l’installation de capteurs de CO2 dans les salles de classes et autres espaces collectifs afin de mesurer le niveau de concentration de toxicité de l’air et inciter à la bonne aération des locaux. 
Groupe écologiste de Paris - GEP

Le Groupe Écologiste de paris

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